« On assiste, avec la naissance de la philosophie moderne, à une double subjectivisation du rapport à la beauté. Du côté du spectateur, d’abord, qui va se définir, de manière subjective, comme un « homme de goût », un être doué d’une sensibilité aigüe. Mais c’est aussi du côté de l’auteur ou du créateur que la subjectivité s’introduit dans la réflexion du beau, l’artiste étant désormais pensé dans les catégories des théories du génie, du créateur ex nihilo, et non plus de l’artisan qui, doté d’un métier, imite et répète une tradition ancestrale… »