Sommes-nous devenus des individus hypermodernes, pris dans les excès d’une modernité exacerbée, et profondément différents des individus qui nous ont précédés ? Mondialisation économique soumise aux lois du marché, éclatement des limites spatiales (plus de frontières), temporelles (règne de l’immédiateté, de l’urgence), éthiques (plus d’interdit), massification et violence : dans ce contexte où l’adhésion se fait plus à soi-même qu’à une cause, l’individu, devenu avant tout un consommateur, aussi bien de produits que de sens ou de  » soi  » (autoréflexivité permanente), doit aussi lutter pour son existence sociale. L’ouvrage rend compte de ces mutations en explorant toutes les facettes de cet individu, produit et producteur de la société hypermoderne.